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 [A RANGER] cinéma : à voir ou éviter en ce moment

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DiBingo

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MessageSujet: Re: [A RANGER] cinéma : à voir ou éviter en ce moment   Dim 21 Mai 2017 - 12:56

La bande annonce est impressionnante :

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MessageSujet: "Rodin" versus "Camille Claudel"   Dim 4 Juin 2017 - 2:24

J'aime bien les arts plastiques et Vincent Lindon, j'ai donc été le voir dans "Rodin", de Jacques Doillon.
Ce n'était pas une erreur mais bof, c'est surtout pour Lindon que je mets la moyenne à ce film trop laborieusement didactique : certes, l'asservissement à son art d'un créateur de génie, la solitude affective dans laquelle il s'enferme (peut-être à force de s'appuyer trop prioritairement sur deux de ses sens pour appréhender le monde et ses semblables), son égotisme un peu naïf, son caractère avant-gardiste et sa place dans le microcosme artistique et culturel de la fin du 19°, son ambiguïté même dans la mesure où il veut un statut social en même temps qu'il revendique sa sincérité, tout cela transparaît grâce à la prestation de Lindon, toujours aussi physique, animal, taiseux et investi. Il a de l'allure et réussit à me convaincre en Rodin, mais je dois dire que je m'attendais à vibrer plus, à entrer en émotion, après l'avoir écouté lors de ses prestations de promo sur les médias. Face à lui, I.Higelin incarne Camille Claudel dans un portrait à charge, mais elle peine à crever l'écran autant qu'Adjani a pu le faire dans le rôle du même personnage, plus de deux décennies auparavant. C'est d'ailleurs intéressant pour moi, on s'en doute, de comparer ma réaction aux deux visions, presque symétriquement contraires, qu'ont cherché à creuser d'une part Jacques Doillon (aujourd'hui) avec son Rodin/Lindon en mettant l'accent sur l'oeuvre du maître, et d'autre part Bruno Nuytten (au siècle dernier puisque c'était en 1986 !) avec sa Camille Claudel/Adjani en focalisant sur l'oeuvre de l'élève ! Grâce à Lindon, aujourd'hui j'ai été intéressé par "Rodin", alors que "Camille Claudel" avec Adjani, il y a un bail, m'avait impressionné, sinon bouleversé. Selon moi donc, ce film n'est pas ennuyeux, il est même esthétique pour les spectateurs sensibles aux arts plastiques. Pour les autres, j'ai des doutes...
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djdan

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MessageSujet: Re: [A RANGER] cinéma : à voir ou éviter en ce moment   Jeu 8 Juin 2017 - 6:58

En effet un Rodin aseptisé, où je trouve même Lindon ramer pour porter le film.....

À l'opposé allez voir "Django" avec un Reda Kateb remarquable d'émotions, film engagé et rare sur le génocide tzigane lors de la seconde guerre mondiale.

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MessageSujet: Re: [A RANGER] cinéma : à voir ou éviter en ce moment   Ven 9 Juin 2017 - 18:59

@djdan a écrit:
En effet un Rodin aseptisé, où je trouve même Lindon ramer pour porter le film.....

À l'opposé allez voir "Django" avec un Reda Kateb remarquable d'émotions, film engagé et rare sur le génocide tzigane lors de la seconde guerre mondiale.


Je plussoie. Euh en fait j'ai déjà plussoyé, puisque j'en ai parlé sur cette rubrique (page 7) Clin d'oeil
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MessageSujet: Docu en noir-et-blanc dominant    Mar 25 Juil 2017 - 13:19

Un film que j'avais laissé passer à sa sortie début Juin je crois, et que mon cinoche local proposait à retardement hier : "I'm not your negroe", de Raoul Peck. A voir absolument !
Raoul Peck nous en met plein la vue et les oreilles et signe là un docu essentiel.
Plein la vue en nous exposant, par thématiques abordées en chapitres, la vision de James Baldwin sur son pays si... haimé... qu'il l'a fui une bonne partie de sa vie pour tenir la peur à distance. Peck nous livre donc, en l'illustrant magistralement, la vision dont Baldwin, intellectuel noir et homo assumé, avait commencé à faire à la fin de sa vie un livre qu'il n'a pas eu le temps de finir. Vision sans concession, pointue comme le stylet d'un graveur visionnaire extra-lucide, vision amère-amour, chargée à bloc d'émotion contenue et maîtrisée, exprimée en mots précis qui font mouche au fil de l'histoire des 3M (M.Evers, Malcom.X et M.L.King qui marquèrent à en mourir la lutte pour l'égalité raciale).
Oui le blanc a peur du noir qu'il a asservi et c'est sa peur inavouée, refoulée, qui sous-tend sa violence, autant d'ailleurs qu'elle sous-tend son négationnisme (la nation des rois du monde se croit l'exemple de la démocratie mais elle tolère des svastikas brandies par de jeunes blancs conspuant leurs concitoyens noirs manifestants dans les années 60/70).
Entre les noirs-et-blancs parfois jaillissent, comme des éclairs d'espérance trop brefs, des séquences d'images colorées souvent flashies, symboles outranciers du consumérisme narcotique à mesure qu'on s'avance vers le présent, jusqu'à Obama, le dernier des espoirs déçus ... Oui l'homme noir autant que l'homme blanc a produit les USA, il a sa place à la table du partage, oui il doit peser sur le bilan.
Enfin bref, ces évidences vont de soi mais ça fait pas de mal de se les entendre répéter, quitte à frémir d'indignation au spectacle régulier des exactions policières où, à la fin du docu, à une ballade des pendus pas vraiment subliminale...
Plein la vue, donc, et plein les oreilles grâce à une bande son au cordeau où le blues des origines colle à l'image comme pour un duo de sorcellerie, ponctuant de loin en loin la diction de Joe Star pour la version française...
Un seul petit regret pour moi, qui ne suis pas assez anglophone mais suffisamment pour comprendre des morceaux de texte écrit : le défilement des sous-titres, rapide et collant bien au phrasé, me rendait indécis car j'essayais souvent de lire le texte original en écoutant la traduction que nous en disait J.Star, gymnastique dont j'aurais dû me dispenser pour mieux profiter de la musique des mots français, fort bien choisis. Mais je ne m'en prends qu'à moi-même, ça n'enlève rien à la puissance intrinsèque globale de ce moment d'intensité à la fin duquel ne me venait qu'un mot : Bravo !
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MessageSujet: retour au pays   Dim 30 Juil 2017 - 16:18

Grâce à C.Nolan, je me suis téléporté à "Dunkerque" mais le saut dans l'espace était décalé de quelques décennies, me transportant au début de la dernière boucherie industrielle mondiale, quand la perfide Albion chercha à rapatrier sa troupe lors de l'opération Dynamo, sur la plage de Dunkerque précisément.

Dans le registre de la superproduction à l'américaine, Christopher Nolan n'est pas un perdreau de l'année puisqu'il a signé des gros machins comme Batman, Inception, Interstellars... On est donc prévenus.
Chtimi ayant habité longtemps près de Dunkerque, à l'occasion d'un retour au pays j'ai pu voir de mes yeux le "maquillage" des sites choisis et l'ampleur des moyens mis en oeuvre sur le terrain par les techniciens décorateurs. J'étais donc curieux de me faire une idée du résultat sur grand écran. Un peu frustré j'ai été, à cause de la brièveté des scènes urbaines (en fait juste une intro de 5 à 10 min). Mais je n' ai rien à reprocher à leur rendu en matière de réalisme. On n'est pas dans "Il faut sauver le soldat Ryan", certes, mais ça sonne juste : trouant le silence des rues de Malo désertées, soudain des salves et les balles fusent derrière des sacs de sable entassés un peu partout. Sur les murs leurs impacts font froid dans le dos, la caméra accompagne un petit groupe de français en fuite, ils vont au tapis sans gloire à tour de rôle et quand il n'en reste qu'un l'ambiance est posée.
Celui qui reste, le paumé, le dégourdi qui sauve sa peau à l'instinct dans le grand barnum qui tourne mal, dans la tragique loterie du grand néant que les galonnés ont complètement foirée, celui-là improvise la peur au ventre. C'est son point de vue de fantassin de base que choisit surtout de nous montrer Nolan, et en cela il a bien raison. Pas de vedette ultra médiatique poussée en première ligne, pas d'héroïsme spectaculaire sur terre ou dans l'eau, juste la mort sale qui s'annonce. En l'air c'est différent : on a droit à quelques combats pas mal agencés, avec gros-plan sur le visage masqué d'un pilote exemplaire dans son spitfire. Il prend tous les risques pour envoyer ad patres les bombardiers légers ou les chasseurs mitraillant les milliers de fantassins en bas sur le sable, rangées de cibles attendant leur tour sur la plage pour monter dans les trop rares navires, ou pour crever sous la mitraille. On s'intéresse. On y croit. On frémit pour lui et pour eux.
Quand les centaines de petits rafiots civils, appelés à la rescousse depuis l'Angleterre, réussissent à prêter main-forte à la Navy, voire la remplacent pour rapatrier vaille que vaille leur quota de chair à canon, Churchill peut jubiler dans la presse et promettre du sang et des larmes, la manche est finie, la mer du nord traversée et nous on a une (petite) idée de ce qu'ont enduré nos aînés. Ca fait pas envie, c'est le moins qu'on puisse dire. En cela ce film, qui n'en fait pas trop dans la mise en scène de l'héroïsme (si on excepte la scène finale du spitfire en panne sèche, efficace mais un peu convenue), ce film remplit son rôle informatif : la grande histoire est toujours une somme de celle des petits...Plutôt réussi, disons.
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MessageSujet: Re: [A RANGER] cinéma : à voir ou éviter en ce moment   Dim 30 Juil 2017 - 20:15

Merci Christophe, Dunkerque m'attire bien ! Viens dans mes bras
De belles images qu'on s'y croirait !

A voir ! Excellent !
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MessageSujet: 120/minute   Dim 24 Sep 2017 - 11:38

120 battements par minute c'est le rythme d'effort d'un coeur de fondeur et c'est le titre d'un film utile, urbain, humain, tonique et didactique, qui relève avec brio le défi de rendre compte d'un foisonnement spontané tout en étant très construit. La maturation du groupe ACT UP se construit devant nous, une belle leçon de démocratie. Elle nous donne à voir le courage d'hommes et de femmes ardents, condamnés à vivre vite sans langue de bois, traqués par la camarde et contraints à choquer pour coller à l'urgence. Adèle H. tient sa place dans le film sans tirer la couverture à elle, j'ai apprécié. La tragique histoire qui naît entre Sean et Nathan, deux militants sur lesquels focalise le réal (Campillo, auteur entre autres des "Revenants" et monteur du film "Entre les murs"), incarnés par un N. P. Biscayart. et un A. Valois aussi habités l'un que l'autre, la séduction puis l'éclosion de leur sentiment, les corps vécus jusqu'à l'explosion charnelle, la tendresse croissante de leur relation désespérée, comme un chant du cygne pour Sean, tout cela passe à mes yeux pour encore plus juste que dans une référence un peu datée comme Philadelphia. Le sexe, filmé cru et sans filtre, coexiste avec l'amour dans cette relation, certes, mais me paraît presque... alterner avec lui et cela pourrait déranger des spectateurs, surtout chez les hétéros j'imagine. Les temps changent, il faut s'y faire.
En tous cas il faut remercier R.Campillo, qui réussit son coup pour dire le coeur des LGBT en danger qui bat vite dans la grande cité, autant qu'il l'a réussi comme monteur de L.Cantet pour dire avec lui le coeur des élèves et de leurs maîtres en danger, qui pulse "Entre les murs" de cette même cité !
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MessageSujet: Guillaume Canet pète un cable à l'écran   Ven 29 Sep 2017 - 22:42

Pour faire le film "Mon garçon" il a fallu une semaine, il parait. Ca raconte la réaction énergique d'un père à qui sa femme téléphone, désemparée, pour lui dire que leur fils a été enlevé. Sauf que sa femme, il l'a abandonnée et laissée avec leur fiston quelques années auparavant... Le réal, C.Carion, a pris le parti de donner aux acteurs des morceaux de leur partition au jour le jour, au fil du tournage caméra à l'épaule, sans leur dévoiler le scénario auparavant. C'est l'originalité du film, à ce que j'ai lu. J'ai voulu tenter le coup et j'ai mis ça sur allocine :
Guillaume Canet fait le job dans un petit film à petit budget auquel je mets une petite moyenne parce qu'il distille un (petit) quart d'heure de suspense assez réussi... Le contrat est à peu près rempli si on n'est pas trop regardant sur les invraisemblances d'un petit scénario bâclé, incluant notamment un passage à tabac et une scène d'interrogatoire... brûlante, deux scènes dont je me demande personnellement ce qu'elles apportent. Je suis venu, j'ai vu, ça m'a plu un (tout petit) peu, et j'oublierai vite.
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MessageSujet: Re: [A RANGER] cinéma : à voir ou éviter en ce moment   Mar 3 Oct 2017 - 0:37

ah ben tiens, je m'aperçois que je me suis trompé de topic pour le C.Rendu des 2 derniers films que j'ai été voir en salle ("120 battements/minute" et "Mon garçon") !

Mille excuses Embarassé , ces posts seraient plus à leur place dans le topic des films à voir en salle en ce moment !

Un supermodo pourra peut-être rectifier le tir ?

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DiBingo

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MessageSujet: En salle   Mar 3 Oct 2017 - 0:45

Ok mon poto je m'en occupe de suite. Respect !

Edit : c'est fait. Clin d'oeil
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MessageSujet: Tu vois pas qu'on s'aime pas ?   Mer 11 Oct 2017 - 10:49

Dans un ville comme les autres de la Russie poutinienne, un homme et une femme comme les autres se déchirent au jour le jour, comme pour être sûrs que le divorce est ce qui leur conviendra le mieux. Dans l'appartement, qu'ils veulent désormais vendre pour pouvoir partir chacun de son côté avec un nouvel amour prometteur, cet homme veule et cette femme vulgaire ignorent leur jeune fils, Aliocha, qui "faute d'amour"( c'est le titre du film) pleure tout seul sa peur de manquer d'essentiel. Aliocha disparaît. Puisqu'il le faut, chacun dans son coin, l'homme et la femme participent aux recherches, comme à regret, comme du bout de l'âme. Faut faire vite car l'hiver vient, et on sait bien qu'en Russie, le froid ça rigole pas...

On sort du film écoeuré, mais en nous décochant son direct à l'estomac Andrey Z fait oeuvre utile me semble-t-il. Dans les critiques négatives que j'ai lues sur Allocine, j'en retiens une à laquelle je reconnais une certaine pertinence. Elle dit que le film est excessif, complaisant dans l'étalage de l'ignominie, décidément trop plombant. C'est vrai qu'il est dur ce film, mais il est sans voyeurisme, pour moi.
Mais cette critique, une des plus dépréciatives que j'ai lues, fait surtout à Andreï. Z (le réalisateur) le reproche de se servir de séquences d'actualité télévisée sans équivoque, à la fin du film, pour prétendre que tout ce gâchis est un apanage de la Russie et surtout de la Russie Poutinienne, alors que le manque d'amour est un apanage mondial. Je ne suis pas sûr que ce soit l'intention du réal mais j'ajoute qu'en tous cas cet apanage est aussi français, si on en croit Souchon qui chantait l'universel, dans notre pays en paix officielle :

"Toutes les guerres avec les deuils...Aïe on nous fait croire/ Que le bonheur c'est d'avoir/ De l'avoir dans nos armoires !... On s'touche, on s'embrasse la bouche mais... Tu vois pas qu'on s'aime pas ?"....

Il n'a pas tort dans un sens ce critique, donc... Mais moi je donne raison à Souchon et même, ici, à Andrey Z qui étale sans complaisance le manque d'amour du début à la fin de son film, qui l'installe comme le froid dans l'hiver qui s'avance. Il a raison Andreï Z parce qu'il y a urgence à ouvrir les yeux, sauf à disparaître derrière l'avoir, le jouir et le d'abord-soi, sauf  à s'évanouir comme un enfant perdu, comme Aliocha.
C'est sans appel, impitoyable et sans espoir au premier regard, l'âme russe et l'âme du monde sont mal en point. On a peut-être déjà franchi la ligne rouge, allez savoir. Urgence. Il faut résister par l'amour, ne serait-ce que pour la beauté du geste, et donc il a raison, Andreï Zuyaquintsev.
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MessageSujet: Sy ça vous gratouille...   Jeu 19 Oct 2017 - 0:35

Omar Sy se transforme en docteur Knock, qu'on se le dise (ou pas) ! La pièce de J.Romains a été publiée chez Gallimard en 1929, nous dit l'affiche du film, mais Lorraine Lévy choisit de placer l'intrigue au début des trente glorieuses dans un joli village de montagne. Soit... Je me souviens de L.Jouvet débitant son "ça vous chatouille ou ça vous gratouille" dans des retransmissions télé quand j'étais môme, rien de plus. Je n'ai pas lu cette pièce et n'en ai vu aucune représentation intégralement, je ne peux donc dire si l'adaptation qu'en propose ce film est une trahison ou une juste interprétation. Quoi qu'il en soit, si elle ne casse pas ici trois pattes à un canard, elle est plutôt bien léchée sur le plan esthétique. Omar Sy, toujours photogénique, toujours chargé d'aura positive, tente d'être crédible et fait le job au milieu d'une distribution choisie qui ronronne à l'unisson, avec quelques  fausses notes tout de même. On les pardonne, quoi que l'ensemble peine à éviter la mièvrerie. Ca pourra faire passer un moment de détente sans grand déplaisir à toute la famille pour une sortie ciné, ou plus tard devant la téloche quand ce sera disponible en DVD ou proposé à l'heure des téléfilms. C'est déjà ça...
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MessageSujet: C'est la lutte etc   Jeu 26 Oct 2017 - 21:02

Pour les amateurs d'histoire et de politique (ce que je n'ai commencé à être que bien trop tard malheureusement) "Le jeune Karl Marx" de Raoul Peck me semble un bon plan.
Grâce à ce film très didactique et intelligemment construit, j'ai cessé de voir K.Marx comme un intello obsessionnel cachant son orgueil derrière une longue barbe blanche de vieux sage, regardant le bon peuple se débattre avec la misère sans se mêler à lui, protégé par son statut de penseur.
Intello et orgueilleux, il l'était sans doute, il apparaît parfois comme tel dans le film, mais aussi intègre et cohérent avec lui-même. De plus Raoul Peck nous le campe dans la fougue de sa jeunesse, avec ses faiblesses et son ardeur, capable d'amour et d'amitié. Sa relation de relative dépendance vis à vis de sa femme et d'Engels, énergiques et attachantes figures qui prennent le relais de sa détermination quand elle faiblit à force d'épreuve et de dénuement, lui donne à mes yeux une épaisseur d'humain véritable. J'ai appris aussi qu'il avait eu deux filles et peinait à entretenir sa petite famille, qu'il chérissait si j'en crois le réal. En somme je mourrai moins bête....
La complexité des rapports du tandem Marx-Engels à Proudhon, plus tard à la ligue qui leur accordera l'opportunité de donner naissance à l'Internationale ouvrière, est bien démontée. Elle donne sans complaisance sa part au calcul intéressé et c'est bien. La naissance du "Manifeste", bible simplifiée destinée à l'éducation des classes laborieuses et devant leur être intellectuellement accessible, bible que Marx semble s'être un peu forcé à mettre au point, cette naissance est bien amenée comme la première vraie consécration du génie qui attendit "Le Capital" pour s'exprimer plus personnellement....
En ces temps du début de l'ère industrielle, la dureté de la condition ouvrière est abordée par l'image surtout, mais même si elle donne lieu à une certaine esthétisation (comme d'ailleurs tout le film dont l'imagerie est fort bien léchée), elle évoque habilement la mondialisation qui pointait déjà plus que le bout de son nez,  pour le pire plus que pour le meilleur à cause de la notion de concurrence  ("libre et non faussée" comme dit l'autre, tu parles Charles!). Les siècles passent mais l'homme reste le même, plus enclin à l'avidité qu'à la compassion....
Bref, le sujet était ardu et j'avais un peu l'appréhension de m'y perdre, mais le film a réussi à m'intéresser de bout en bout. Eviter l'ennui était une gageure, pour moi le pari est gagné.
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MessageSujet: Carbone en veux-tu en voilà   Jeu 2 Nov 2017 - 1:33

Olivier Marchal sait y faire, pas à dire. Carbone est encore un polar à la française haut de gamme, avec tous les ingrédients pour que la mayonnaise prenne. Le scénar tient la route, même si le montage financier de l'embrouille à la taxe carbone n'est pas si évident à comprendre (après tout il s'appuie sur des faits réels, si on en croit le glacial entrefilet juste avant le générique de fin). La montée en puissance de la tension est très efficace, bienvenue après une petite baisse de régime aux 2/3 du film, quand tout semble rouler pour l'équipe de rusés carambouilleurs. Des gueules, la distribution n'en manque pas et les seconds rôles ont de l'épaisseur (quand je dis épaisseur je ne parle pas que de Depardieu, qui ne s'est pas mis au régime mais tient son rôle de beau père tyrannique, sans se forcer dans le genre ignoble). Dani, en maîtresse femme pas si rangée des voitures que ça et qui n'a pas froid aux yeux, a tout bon jusqu'au final. P.Catafilo, en flic plutôt ambivalent, est bien crédible. M.Youn, en comptable dégourdi qui sent venir la misère, fait le job. Les malfrats prêteurs de cash sont méchants bien comme il faut, mais je suppose que des gonzes de cet acabit existent bel et bien. Et vraiment, derrière ses kilos de mauvaise graisse et ses lunettes fumées, Magimel est parfait en looser qui s'accroche, grimpe en flèche et perd le contrôle de son légo malin gonflé.... Le Paris borderline, extérieur nuit et petit matin, luxe et glauque mêlé, passe bien à l'écran et la bande son fait son boulot, avec notamment un rap qui prend grave la tête . A la fin de cette drôle de marelle, on saute sur la case enfer et on tente de digérer la triste vision de l'homo-urbanis que nous a balancée Marchal, en se disant qu'elle ressemble bien à de la clairvoyance malheureusement. Mais si on a bourlingué loin des bisounours, on n'a pas pour autant plongé deux heures dans le manichéisme pur jus : chez Marchal, au coeur de la noirceur se loge toujours beaucoup d'humanité.
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MessageSujet: Re: [A RANGER] cinéma : à voir ou éviter en ce moment   Jeu 2 Nov 2017 - 1:37

J'ai vu tout récemment la bande annonce, réalisateur et acteurs en faire la pub.

C'est déjà au cinéma ? Je ne le crois pas !
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MessageSujet: Re: [A RANGER] cinéma : à voir ou éviter en ce moment   Jeu 2 Nov 2017 - 12:54

Oui Manu, ça sort juste dans les salles cette semaine.
J'ai vu sur allocine des critiques presses assez médiocres, globalement le film est noté à 3/5. Et chez les spectateurs, la note moyenne à 3.8/5, soit presque un point de plus.

Mézigue je suis du genre fan, pour Marchal. Je lui ai mis 4/5. Ca me paraît un bon cru, meilleur que "Le Lyonnais" notamment, que j'avais trouvé bon sans plus.
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MessageSujet: Un "atelier" ou on bricole des mots, pas des motos   Lun 13 Nov 2017 - 0:30

Le propos du dernier film de Laurent Cantet, "L'atelier", c'est de nous montrer le travail d'une "écrivaine" (plutôt bien représentée par Marina Foïs) chargée d'animer un atelier d'écriture avec un groupe de jeunes en stage d'insertion.
L'atelier dérange. L'atelier appuie là où ça fait mal. L'atelier provoque autant que son protagoniste le plus inquiétant, le jeune Antoine. Magistralement campé par un certain Matthieu Lucci qui mérite d'être mis en avant, cet Antoine fait bien froid dans le dos. Quant à Marina Foïs, si elle manque un poil d'empathie, toujours un peu corsetée dans une certaine sécheresse (après tout on peut comprendre qu'elle cherche à garder le contrôle car le groupe qu'elle doit cornaquer est tout sauf facile), sa prestation se joue sur le fil et elle s'en sort sans démériter. Les djeunes de la bande, tous non professionnels si j'ai bien compris, sont remarquables de naturel. Les dialogues sont au cordeau, les mises en boîte partent vite, on ne se ménage pas dans ce groupe. Le soleil brille, il fait beau et sec à Marseille mais attention, terrain glissant ! C'est souvent à deux doigts de déraper, c'est cash et ça sonne juste.... Juste comme le regard du film sur la difficulté du vivre-ensemble, sur l'amertume que laisse derrière elle la mondialisation : chômage, déclassement, absence de perspectives, montée des peurs, clanismes divers et variés. Pas gai tout ça, mais tellement bien vu. Et tellement bien vu surtout le risque de basculement vers l'extrême qui guette un jeune, quand la parole aimante manque, quand les écrans prennent toute la place laissée par l'ennui. Pas à dire, on vit une époque formidable...
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MessageSujet: Au revoir là haut   Lun 13 Nov 2017 - 23:52

Dupontel se lance dans l'adaptation de "Au revoir là haut", livre magistral de P.Lemaître primé par un Goncourt des lycéens. Je l'ai lu et ça m'avait bien secoué, donc je me demandais ce que mon cher Dupontel pouvait bien en avoir fait.
Ca raconte l'histoire de deux copains des tranchées rescapés de la grande guerre et inséparables, dont l'un, surdoué en dessin, s'en tire avec une gueule cassée. Désabusés et revanchards, ils montent une arnaque aux monuments aux morts qui commence par bien marcher. Qui commence seulement...
Un coup de (Le)maître, assurément, merci Mr Dupontel ! L'esprit du livre est conservé et c'est essentiel car le bouquin vaut le détour. Mais ne craignez rien, votre imaginaire ne sera pas bloqué si vous souhaitez découvrir le livre après en avoir vu cette magnifique adaptation. Car ici, si l'esprit du livre est conservé, on est dans le registre du visuel d'abord, et un visuel sobre de mots. Ici, soyez-en sûrs, l'essentiel n'est pas invisible pour les yeux, tant les décorateurs et créateurs de tous poils s'en sont donné à coeur joie. Un bonheur !
Passée la séquence d'intro jusqu'au déferlement de la mitraille, où le réalisme de la violence guerrière ne nous épargne pas, on plonge dans un mélange d'ambiances à la Jeunet mâtinées de délires art-déco qui sont une vraie jubilation.
Voir et ressentir, tout est là et tout est dit : plaisir des yeux et lâcher-prise des émotions, dans lesquelles le dégoût de la noirceur humaine le dispute sans cesse à l'attachement pour l'amitié envers et contre tout, dernier rempart à l'absurdité du monde "civilisé". Les deux heures passent à toute allure et on en redemande vers la fin, quand la scène des retrouvailles, même si elle est moins désespérante que dans le livre, fait monter un élan que je garde au coeur. Du grand art ! Ô le regard d'Edouard derrière son masque magnifique !
Le temps de digérer, je reverrai tout ça sans hésiter, tant j'ai l'impression d'avoir laissé passer des trésors, subjugué que j'étais par ce foisonnement enthousiaste, par le désespoir généreux qui en irradie...
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MessageSujet: jeu gagnant pour ces dames, mais pas que...   Dim 26 Nov 2017 - 20:53

"Battle of the sexes", de J.Dayton et V.Faris qui ont déjà, fait mouche avec leur "Little miss Sunshine", raconte l'histoire d'une icône américaine du tennis féminin, qui dans les années 70 releva le défi d'une ancienne gloire mondiale (un macho de première relax courant les cachets dans les tournois de vétérans, par ailleurs joueur invétéré et donc peu regardant sur le dessous des cartes). Son idée, à ce monsieur, c'était de montrer qu'il n'aurait aucun mal, malgré ses 50 balais, à battre une tenniswoman de haut niveau dans la force de l'âge, vu la supériorité intrinsèque des hommes sur les femmes en matière de sport (mais pas que...).
Ne pas bouder son plaisir et se laisser faire, sans trop gamberger à la futilité foncière qui préside au sport professionnel, à la compétition et aux surenchères friquées dont ce microcosme était déjà coutumier dans les seventies (autant sinon plus aux USA que chez nous), c'est le parti-pris qu'il convient d'adopter pour pouvoir apprécier ce sympathique biopic, chargé d'un message féministe simple (je n'ai pas dit simpliste !) et de bon aloi. Ce parti-pris, je n'ai eu aucun mal à le prendre vu la qualité de la mise en scène et de la direction d'acteurs. Les prestations bien crédibles d'E.Stone et de S.Carell, pour ne citer que les têtes d'affiche quoique les seconds rôles fassent le job quels qu'ils soient (le couturier "Ted" campé par A.Cummings est d'ailleurs très touchant) , font passer de bons moments de détente et même d'émotion, jusqu'à un match final assez enlevé. Tout le monde y gagne, les féministes font leur chemin comme les LGBT et l'air de rien les temps changent doucement, comme semble le confirmer l'actualité récente. C'est très bien comme ça.
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MessageSujet: "Coco", du plaisir à gogo   Hier à 0:11

"Coco" relève avec brio un défi pas si évident (parler de la mort au jeune public) en se servant d'un scénario centré sur le "Dio de los muertos" des Mexicains. Avec son dernier né, Pixar surpasse une précédente performance qui m'avait pourtant déjà emballé : autant "Vice versa" était brillant et inspiré mais peut-être trop verbeux pour être accessible au plus jeune public, autant "Coco" réussit la prouesse de rester jubilatoire en abordant le thème risqué de la mort. Sans tourner autour du pot, il dédramatise la question du passage d'un monde à un autre mais n'occulte pas la complexité de notre relation au temps qui passe. Le film est très enlevé, avec peu voire pas d'effets comiques à base de jeux de mots mais des gags portés par une gestuelle d'enfer, un visuel chiadé (décors somptueux et magnifique travail sur les couleurs, qu'elles soient nature ou plus flashies), beaucoup de bonne humeur, un chien nu du Mexique qui vaut son pesant de cacahuètes, un Miguel aussi craquant que son aïeul, un rythme qui va crescendo, le tout bien servi par une bande son qui emmène son monde. Ca fait beaucoup de qualités, tout ça. Et la cerise sur le gâteau, c'est une poignante émotion qui s'empare du spectateur au final, quel que soit son âge : même adulte me semble-t-il, difficile de ne pas craquer quand la mémoire des morts, à deux doigts de s'enfuir de chez les vivants, est portée vers un retour par la musique ! Un bien beau conte en vérité, avec du fond derrière la forme. Bravo la maison Pixar, on en redemande....
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