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 Le bonheur et la moto

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Petit Mono

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MessageSujet: Le bonheur et la moto   Ven 8 Juil 2016 - 14:12

Il m’est difficile de trouver les mots pour parvenir à décrire le bonheur que j’éprouve lorsque je suis au guidon de ma moto.

Comment définir le doux moment qui précède la mise en route du moteur, celui où le cerveau quitte son environnement pour entrer dans le monde du deux roues ?

Cette agréable adrénaline qui monte en moi alors que j’installe mes bouchons d’oreilles, enfile le casque et les gants, que je me baisse pour ouvrir le robinet de mon graisseur de chaîne, que j’effectue ce geste des milliers de fois répété de la jambe droite qui, en souplesse, survole la selle avant que la botte se positionne sur le repose-pied.

Puis, la main qui cherche la clef de contact en se faufilant près de l’imposante sacoche de réservoir.

Le pouce droit qui appuie sur le bouton de démarreur pour réveiller le V-twin pendant que la main gauche, dès les premiers soubresauts du moteur, s’en va gérer la meilleure position du starter.

La petite impulsion sur le pied gauche pour redresser la moto, le même pied qui se glisse sous la béquille latérale pour la replier.

L’attente brève avant d’enclencher le premier rapport dans un claquement caractéristique.

Le relâchement en douceur du levier d’embrayage.

Les premiers virages abordés avec délicatesse, en pensant à la gomme encore froide des pneus. La poignée de gaz maniée avec douceur en écoutant le moteur dont la voix s’éclaircit au fur et à mesure qu’il monte en température.

Le regard attentif à la circulation dans laquelle j’essaie de m’immiscer sans aucune brusquerie.

La vitesse qui augmente progressivement alors que mon corps a pris la mesure de son environnement.

Je ressens alors un plaisir intense en sentant que je m’insère naturellement dans le flot de la circulation. J’aime la sensation de cette montée en puissance de la moto qui, imperceptiblement, parvient à se dégager du rythme que lui imposent les autres véhicules ; j’aime cette fluidité que j’arrive à mettre naturellement dans mon pilotage.

Je sens bien que mon cerveau est constamment en plein travail, analysant en permanence les situations, mais je ne le ressens pas comme une contrainte ; au contraire, c’est avec une certaine délectation que je le sollicite afin de trouver, à chaque instant, la solution pour faire face à tous les obstacles qui pourraient me gêner dans mon mouvement.

Régulièrement, j’ai un petit plaisir qui se manifeste tout au fond de moi, parce que j’ai réussi, grâce à cette anticipation de tous les instants, à dépasser le plus proprement possible cette voiture, à enchaîner ces quelques virages sans brusquerie mais dans un rythme soutenu. La précision et la douceur que j’arrive à imprimer dans le passage des vitesses me procurent de la joie car j’aime sentir que ma moto ne souffre pas.

La lecture du terrain, des dénivelés, des virages occupe également tout mon esprit. Je ne ressens pas de plaisir à introduire de la « violence » dans mon pilotage. Je préfère donner la priorité à un équilibre le plus juste possible entre une totale fluidité et un rythme que, parfois, j’ai envie d’augmenter malgré tout.

En effet, il m’arrive, parce que je sens que c’est le moment et que ma lucidité est entière, de lâcher la bride. Je retarde alors mes freinages, sollicite un peu plus la poignée de gaz et le sélecteur mais sans rompre cet équilibre si jouissif qui nous relie, ma moto, mon environnement et moi-même.

Mon attention est alors décuplée, je suis en mesure de réagir instantanément aux imprévus, je ressens encore mieux les réactions de ma moto que je suis en train de solliciter un peu plus. J’atteins alors une sorte d’extase à repousser les limites sans me mettre en danger, sans rompre cet équilibre si important pour moi. Chaque prise d’angle ajustée me remplit de joie, le vrombissement un peu plus fort du V-twin me fait vibrer, j’accompagne naturellement les mouvements de la moto sur les inégalités de la route.

Je forme un tout avec ma moto, je « suis » ma moto, ma moto « est » moi, et une espèce d’euphorie m’enveloppe et me transporte. Cela peut durer quelques kilomètres ou un peu plus si la route belle et sinueuse se prolonge.

Quand cet épisode arrive à terme, je retrouve un rythme plus paisible mais j’ai tout au fond de moi, bien ancré, le souvenir d’un moment merveilleux qui a éclairé ma vie. Car, durant ces moments privilégiés, tout ce qui peut être négatif, tout ce qui peut influer négativement sur mon moral a été balayé, emporté loin d’ici.

Je retrouve alors un rythme plus sage mais le plaisir ne se dissipe pas pour autant car le seul fait d’être au guidon suffit à m’en procurer.

Le sentiment de liberté qui m’envahit sous le casque est renouvelé à chaque sortie, sous le soleil mais aussi par temps de pluie ou lorsque les frimas de l’hiver sont arrivés. Je n’envie alors pas les automobilistes, bien à l’abri et au chaud ; la voiture leur donne du confort, mais ma moto me livre du bonheur sur un plateau d’argent.

Un bonheur durable qui plus est car cela fait maintenant bientôt trente-six ans que ça dure. Et que ça s’amplifie, mes sensations au guidon prenant de l’ampleur, se bonifiant avec le temps, comme un bon vin.

La durée du parcours importe peu, même si les étapes plus longues ont un goût particulier, et plus encore les voyages au long cours au cours desquels je parviens à un sentiment de plénitude impossible à exprimer mais merveilleux à vivre.

Pas plus tard qu’hier au soir, j’ai aimé le simple parcours Tarbes-Pau alors que le soleil allait se coucher. La forte chaleur de la journée avait diminué, la lumière était belle, les montagnes étincelantes au loin. La route était déserte et j’étais bien sur ma selle pendant que le moteur ronronnait sous le réservoir.

A mi-parcours, une envie soudaine m’a fait bifurquer sur la droite, pour prolonger ce doux moment, j’ai emprunté des routes moins rectilignes, traversé quelques villages calmes, la route a pris un peu d'altitude. J’ai fini par retrouver la nationale juste avant Pau mais j’ai encore eu envie de détours et la première route qui m’a tendu les bras fut la bonne. Quinze minutes supplémentaires avant que je me décide à éteindre le moteur et à ranger ma Transalp dans le garage familial.

Je suis rentré dans la maison, calme, détendu avec la certitude que la nuit serait douce et agréable.

Pour tous ces moments si intenses, merci à toutes mes motos !



Dernière édition par DiBingo le Sam 9 Juil 2016 - 0:22, édité 1 fois (Raison : plaque floutée)
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MessageSujet: Re: Le bonheur et la moto   Sam 9 Juil 2016 - 0:19

Ce sujet me fait penser à celui-ci : http://www.v2-honda.com/t1671-les-v2-honda-mode-d-emploi-vous-et-votre-v2

Mais ici, tu parles plus largement de la moto.

Je pense tout de même que la moto choisie fait la différence du bonheur et de son ressenti.
Nos V2 permettent justement de trouver chaussure à son casque.

Merci Christian.
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MessageSujet: Re: Le bonheur et la moto   Sam 9 Juil 2016 - 23:43

J'approuve ta prose, Petit Mono, à bientôt 67 ans, et 52 ans de moto,
j'ai toujours le même plaisir à poser mes fesses dessus, et à rouler, même pas longtemps...
Des fois, quand le moral est pas top, ou que la fatigue (et les douleurs se réveillent),
plutôt que de tourner en rond en attendant que ça s'arrête, je sors ma bécane, et je vais faire un tour,
je deviens quelqu'un d'autre, et oh miracle, le moral remonte, la fatigue disparaît, les douleurs s'envolent...
Et le miracle des bicylindres (CXE), ça continue de faire trembler encore un moment après l'arrêt.... trop bon...
En fait, la moto ça devrait être remboursé par la Sécu...
c'est meilleur que n'importe quel médicaments (toutes proportions gardées... bien sûr)...
Vive la moto, pourvu que ça dure longtemps, longtemps, longtemps............................................
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MessageSujet: Re: Le bonheur et la moto   Dim 17 Juil 2016 - 6:56

OOOOOHHH oui, vive la moto et que cela dure encore longtemps.
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MessageSujet: Re: Le bonheur et la moto   Lun 18 Juil 2016 - 12:28

Même avis / vote +1
Et c'est une addiction...J'ai arrêté 16ans, (tiens, l'âge de ma fille ainée...) Malgré qques bobos, toujours eu un bicylindre qui tournait dans la tête. J'ai repris comme si j'avais laissé la moto une semaine, et avec la La Banane ! .
Même le trajet boulot ,je le prends comme une ballade.
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MessageSujet: Re: Le bonheur et la moto   Lun 18 Juil 2016 - 12:49

la moto c'est pire que la drogue, perso je ne peux m'en passer j'en suis dingue fou et ça depuis l'âge de 10/11 ans, j'ai arrêté les études pour travailler et me payer mon permis et ma moto.

par contre je ne suis pas sectaire j'aime tout ce qui roule qu'importe le moteur, ma préférence va vers les gros cubes mais j'aime aussi le 2 temps son bruit, son odeur, son tempérament dommage que maintenant cela soit pratiquement interdit mais c'est comme cela.

bien sur un jour je pense que je devrais prendre une moto plus légère mais bon le plus tard possible.
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MessageSujet: Re: Le bonheur et la moto   Lun 18 Juil 2016 - 19:09

De 16 à 33 ans, je fus un motard passionné, longtemps cantonné à des 125 ou 175 pas chères, faute de budget vu que mes parents ne m'ont jamais financé. Avant mes gamins j'ai pu passer, étudiant puis jeune actif, aux moyennes cylindrées avec un 350 BSA mono puis une bonne 550 four Honda que j'ai gardée jusqu'à la naissance de ma première fillotte. Il y eut ensuite un très long break façon père de famille, qui ne m'a pas coûté car j'avais découvert les chevaux sur le tard et qu'ils avaient supplanté leurs homonymes à vapeur dans mes tripes. Pendant plus de 20 ans je me suis attaché à progresser comme cavalier, de moins en moins puis plus du tout motard à mesure que je gagnais en maîtrise et en complicité avec les chers quadrupèdes.

Quand je me suis remis en selle à moteur en 2005, ce fut un conflit intérieur, parce que petit à petit le goût me revenait de chevaucher une machine et de faire corps avec. Le son magique du gromono attachant qu'est le Dom y fut pour quelque chose, peut-être. Mais ce fut de suite du plaisir pas cher, et un filet de passion qui s'infiltrait dans mes neurones à nouveau, pernicieusement.

Avec la suivante, l'excellente  XJ900 que j'ai pliée en 2012 en foirant un dépassement que je croyais anodin, je pensais avoir touché le graal. Puissante, sobre, polyvalente, fiable et apte au duo, je me disais ce sera ma dernière, pourquoi changer ? J'avais même réussi à emmener madame en croupe pour une virée de 500 bornes, et ça ne l'avait pas rebutée !

Ma culbute à deux doigts du fauteuil roulant, le 24 Décembre 2012, m'a rajouté du plomb dans la tête, faut croire que j'en avais encore besoin à près de 60 balais... Les imprudences, même celles qu'on croit vénielles, peuvent se payer très cher en bécane, message reçu, joyeux Noël !

Maintenant que la retraite est proche comme un drapeau à damier qu'on voit s'agiter au bout de la dernière ligne droite, je me demande si les chevaux vapeur ne vont pas reprendre l'avantage sur leurs homonymes herbivores. Dommage qu'ils sucent du pétrole et crachent des gaz toxiques ! Ces considérations, importantes pour moi, seront peut-être un frein au retour d'une passion inconditionnelle. Mais je peux pas m'empêcher de regarder ma bonne NTV autrement que ma bagnole. Ma Mondeo n'est qu'un objet pour me déplacer sans souci, j'en prends soin mais je ne la bichonne pas. Je l'utilise avec le souci de la ménager et de dépenser le moins possible, point barre.

Ma NTV c'est un objet chargé d'affects, un symbole, un générateur d'adrénaline autant que d'endorphines peut-être, un réceptacle à pulsions inconscientes. Je le sais, les industriels et les marchands (ces sacrés filous) le savent aussi et se gardent bien de nous le rappeler.
Mais je ne peux pas m'empêcher de vouloir jouer de mieux en mieux le rôle de pilote efficace d'une machine que je connais de mieux en mieux, avec quoi je suis aux petits soins et que j'aime entendre gronder juste, même si je veux désormais être d'abord un pilote responsable depuis que le hasard m'a montré à quels ennuis on s'expose en jouant au con...

Si je change de bécane je ne chercherai pas beaucoup plus de puissance, mais peut-être un chouia pour pouvoir emmener madame facilement. Un SV 650 Suzu me tenterait bien, mais serait-ce pas un peu pousse au crime ? J'aime bien la Transalp, je crois que je vais laisser baisser la côte des 700, parce que le look des 650 est un peu trop joufflu à mon goût et qu'elles ne sont pas plus musclées que mon enclume. Mmmouais, Transalp, je le sens bien, d'ici un moment...Avec une béquille centrale pour bichonner ma chaîne sans souci !

En attendant, chuis content du compromis que j'ai trouvé grâce à Denis. La NTV c'est du panard discret mais pas cher, et on peut compter dessus.

Aaarrh !! Raison ou passion, vieux débat...


Dernière édition par monomental le Lun 18 Juil 2016 - 21:02, édité 1 fois
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DiBingo

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MessageSujet: Re: Le bonheur et la moto   Lun 18 Juil 2016 - 19:26

Christophe a écrit:
Si je change de bécane je ne chercherai pas beaucoup plus de puissance, mais peut-être un chouia pour pouvoir emmener madame facilement. Un SV 650 Suzu me tenterait bien, mais serait-ce pas un peu pousse au crime ?

Sur la SV650, le couple est plus haut perché que sur le NTV mais surtout en duo c'est bien pire question confort ! Je suis vert !
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MessageSujet: Re: Le bonheur et la moto   Lun 18 Juil 2016 - 20:56

@DiBingo a écrit:
Christophe a écrit:
Si je change de bécane je ne chercherai pas beaucoup plus de puissance, mais peut-être un chouia pour pouvoir emmener madame facilement. Un SV 650 Suzu me tenterait bien, mais serait-ce pas un peu pousse au crime ?

Sur la SV650, le couple est plus haut perché que sur le NTV mais surtout en duo c'est bien pire question confort ! Je suis vert !

C'est pas faux... Doute
Le Transalp marque encore un point grâce à Manu !
De toutes façons chuis pas pressé. Déjà, une fois retraité je remettrai peut-être le nez dans la mécanique pour l'entretien usuel, et ma foi pour ça un NTV sans grande valeur marchande c'est pas mal ! Clin d'oeil
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DiBingo

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MessageSujet: Re: Le bonheur et la moto   Lun 18 Juil 2016 - 21:26

La Transalp est haute sur pattes. Toi tu as l’habitude des trails...
Mais pour emmener ta dame, faudra elle aussi qu'elle soit en jambes ! Je suis vert !
Du coup, la NTV possède encore tous ses atouts.
Mais c'est un autre sujet Tanpis !
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